27.02.2008

Nouvelles de l'Europe (lettre N° 11)

5efc9601354819eeea7d04291f144006.jpgLa présente lettre Info-Europe du PSE a été créée à l'intention des membres de la famille du PSE. Elle vise à présenter chaque mois les dernières nouvelles sur l'évolution de l'agenda européen, en mettant l'accent sur les priorités sociales-démocrates. Les actions et initiatives du PSE sont mises en exergue là où cela est pertinent.

Si vous avez des commentaires généraux ou des suggestions ou si vous voulez contribuer à notre lettre Info-Europe, veuillez utiliser le site web Yourspace.

Points traités dans cette lettre n° 11.



Traité européen de Lisbonne

Processus de ratification du Traité de Lisbonne : Le 21 février, le Traité de Lisbonne a été ratifié par la Hongrie, la Roumanie, Malte, la Slovénie et la France. Le Parlement européen a voté en faveur du Traité de Lisbonne par une large majorité le 20 février dernier, donnant ainsi son aval à un rapport stipulant que le nouveau document rendra l'UE plus démocratique, qu'il donnera aux citoyens européens davantage de droits et qu'il améliorera le fonctionnement quotidien de l'Union. La ratification est encore en suspens en Slovaquie : les partis d'opposition ont refusé de ratifier le traité, à moins que le gouvernement ne retire une loi sur les médias. Le vote de ratification aura lieu après que la loi sur les medias aura été discutée (en mars).


Europe sociale

Pacte européen pour la jeunesse : Les ministres européens de l'éducation et de la jeunesse se sont réunis le 14 février dernier et ont recommandé que le Conseil européen mette l'accent sur certains thèmes, dans le nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne pour la période 2008-2010. Il s'agit de l'emploi des jeunes, la participation à l'éducation et à la formation et l'intégration sociale des jeunes; une attention particulière doit être accordée aux jeunes ayant moins d'opportunités; les efforts doivent être poursuivis afin de développer la dimension de la jeunesse, sur la base d'une approche trans-sectorielle et axée sur le renforcement des capacités des jeunes, dans la gouvernance de la stratégie de Lisbonne.

Education

Le 14 février, les ministres européens de l'éducation ont adopté un rapport intitulé "L'éducation et la formation tout au long de la vie au service de la connaissance, de la créativité et de l'innovation", qui souligne trois domaines dans lesquels des efforts particuliers sont requis : augmenter les niveaux de compétences, mettre en place les stratégies d'apprentissage tout au long de la vie et renforcer le triangle de la connaissance (éducation – recherche – innovation). Selon ces conclusions, les ministres ont recommandé que le Conseil européen prenne en compte les priorités suivantes dans le nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne pour la période 2008-2010: mise en œuvre des stratégies d'apprentissage tout au long de la vie; triangle de la connaissance; accent mis en particulier sur le rôle crucial de l'éducation et de la formation dans la promotion de la créativité et de l'innovation; le dialogue interculturel, soulignant l'importance de doter les individus des compétences dont ils ont besoin pour s'engager dans un tel dialogue; la mobilité transnationale, qui doit devenir une pratique commune pour l'éducation supérieure et qui doit être davantage développée dans le domaine de l'éducation et de la formation professionnelle.

Reconnaissance des qualifications : Le Conseil européen a adopté une recommandation du Parlement européen et du Conseil sur l'établissement d'un cadre de qualifications européen pour l'apprentissage tout au long de la vie, qui vise à définir un langage commun pour décrire les qualifications et ainsi augmenter la transparence, améliorer la comparabilité et faciliter la reconnaissance des qualifications acquises dans les différents systèmes européens d'éducation et de formation.

Flexicurité

Lors de la dernière réunion informelle des ministres du travail, de l'emploi et des affaires sociales, ces derniers ont annoncé la création d'une "mission pour la flexicurité". Cette mission devra se rendre dans quatre ou cinq Etats membres et discuter en profondeur du développement et de la mise en œuvre des parcours nationaux sur la base des principes communs de flexicurité, adoptés par le Conseil européen en décembre 2007. Les conclusions de cette mission seront rendues publiques sur un site de la Commission et seront présentées en décembre 2008. Les membres en sont : Vladimir Spidla, commissaire à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances; Géra rd Larcher, sénateur et maire de Rambouillet, ancien ministre de l'emploi et représentant de la prochaine présidence française du Conseil; Darja Sencur Pecek, professeur de droit du travail, représentante de l'actuelle présidence slovène du Conseil; Xavier Prats Monné, directeur pour l'emploi, pour la stratégie de Lisbonne et pour les affaires internationales (Commission européenne); Maria Helena André, secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des syndicats (CES); Renate Hornung-Draus, présidente du groupe de travail sur l'emploi de Business Europe, directrice des affaires européennes du Bundesvereinigung der Deutschen Arbeitgeberverbände (BDA – employeurs allemands); et David-Pascal Dion, administrateur de la Commission européenne.

Crise financière : Lors d'une réunion entre la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne, un appel a été lancé pour plus de transparence et afin que la possibilité soit donnée aux Etats membres d'adopter une réglementation face à l'actuelle crise financière. Les participants à la réunion ont reconnu que la crise exige de plus en plus que l'on repense l'actuelle gouvernance. Lors du Forum économique mondial, un document de travail sur les fonds de capital d'investissement a été présenté et il a été conclu que les fonds de placement du secteur privé ont un impact négatif sur les niveaux d'emploi : cinq ans après un rachat, le taux d'emploi dans les entreprises rachetées tend à baisser en moyenne de 10,3%. Le PSE continuera de travailler de façon approfondie sur ce thème et ses membres se sont mis d'accord pour lancer un réseau sur les marchés financiers qui se chargera de procéder à un suivi attentif des événements concernant les marchés financiers.

Stratégie de Lisbonne

Le PSE et le Parlement européen réclament que des changements soient apportés aux lignes directrices du nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne pour la période 2008-2010. Néanmoins, la Commission européenne et la présidence slovène de l'UE n'ont pas indiqué que des modifications seraient proposées pendant le Conseil européen du 13 et 14 mars prochains. Les domaines comme la dimension extérieure de l'agenda de Lisbonne, le lien entre l'économie réelle et les marchés financiers et les changements climatiques ne sont pas adéquatement représentés dans les lignes directrices actuelles. Le PSE continuera de travailler pour une amélioration des lignes directrices en vue du sommet de mars.

Priorités de la Commission pour 2009 : La Commission européenne a présenté sa Stratégie politique annuelle pour 2009 le 13 février, qui comprend un aperçu de ses actions dans le domaine social et de l'emploi. Les initiatives incluront : une communication sur le dialogue social sectoriel et sa contribution à la stratégie de Lisbonne; une communication sur la recherche et l'innovation dans le domaine des technologies de l'information et de la communication; une communication sur le dialogue universités-entreprises et un livre vert sur la libération du potentiel des industries de la culture et de la création.

Egalité des chances

Dans sa Stratégie politique annuelle pour 2009, la Commission a également stipulé que l'écart de rémunération entre hommes et femmes sera sa grande priorité dans le domaine de l'égalité des chances. En outre, elle intégrera la notion de genre à tous les domaines de ses politiques.

Changements climatiques

Paquet énergie et climat : La Commission européenne a présenté le 23 janvier dernier un "paquet" global de propositions pour réduire la consommation d'énergie et faire face aux changements climatiques (en anglais uniquement). Dans ce "paquet", la Commission propose ses idées sur la façon dont l'Europe peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20%, produire 20% de son énergie à partir de sources renouvelables et augmenter son efficacité énergétique de 20% pour 2020. Ce paquet de mesures doit encore obtenir l'aval du Parlement européen et des Etats membres, ce qui veut dire que la mise en œuvre des propositions de la Commission ne se fera probablement pas avant 2009. Le paquet comprend certai nes mesures qui pourraient potentiellement être controversées, comme les objectifs en matière d'utilisation de biocarburants, ou encore la révision du Système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE). Voir plus bas pour les détails.

Directive sur les énergies renouvelables et la répartition des efforts : La Commission a défini la manière d'augmenter l'utilisation d'énergies renouvelables comme l'énergie éolienne, l'énergie solaire et la chaleur géothermique. Chaque Etat membre s'est vu assigner un objectif spécifique pour le pourcentage d'énergies renouvelables qu'il aura à utiliser dans son bouquet énergétique, et qui reflète d'une certaine manière les conditions naturelles requises pour produire de l'énergie à partir de sources renouvelables. Les pays qui disposent déjà d'un secteur d'énergies renouvelables bien établi se verront assigner des objectifs encore plus contraignants. Par ailleurs, la Commission a fixé un objectif de 10% d'utilisation de biocarburants dans les transports, bien que les biocarburants suscitent de nombreuses inquiétudes : les biocarburants pourraient en effet augmenter les émissions de gaz à effet de serre et mettre en péril la sécurité alimentaire du monde en développement.

Objectifs de réduction pour les Etats membres : Afin de parvenir, d'ici 2020, à une réduction moyenne de 10% des émissions de gaz à effet de serre des secteurs non couverts par le SCEQE, comme le transport, la construction, l'agriculture et les déchets, la Commission a fixé des objectifs nationaux en fonction du PIB de chaque pays. Les pays les plus riches doivent opérer des réductions plus importantes (jusqu'à 20% pour le Danemark, l'Irlande et le Luxembourg), tandis que les pays plus pauvres (notamment le Portugal, ainsi que tous les pays ayant adhéré à l'UE après 2004, excepté Chypre) seront en fait autorisés à augmenter leurs émissions de gaz à effet de serre dans ces secteurs - respectivement jusqu'à 19 et 20% pour la Roumanie et la Bulgarie - afin de p rendre en compte les prévisions élevées de croissance de leur PIB.

Réforme du système d'échange des quotas d'émissions pour 2013 : le SCEQE est l'un des mécanismes-phares pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre dans l'UE. Quelque 10.000 usines grandes consommatrices d'énergie en Europe, représentant près de 40% des émissions totales de CO2 dans l'UE, sont couvertes pour l'instant par ce système. Ce dernier expire en 2012 et la Commission a déclaré que pour le prochain régime, l'UE devra "accélérer ses réductions" si elle veut atteindre l'objectif de 20% pour 2020. La Commission propose que les émissions industrielles totales dans l'UE en 2020 soient plafonnées à 21% en dessous des niveaux de 2005. Afin d'atteindre cet objectif européen, qui remplace les 27 objectifs nationau x définis pour l'instant, le nombre total des permis d'émissions circulant d'ici fin 2012 devra être réduit de 1,74% par an. Par ailleurs, le système devra être élargi afin d'inclure de nouveaux secteurs comme l'aviation, l'industrie des pétrochimiques, le secteur de l'ammoniaque et de l'aluminium et il inclura également deux nouveaux gaz, l'oxyde d'azote et les hydrocarbures perfluorés, ce qui voudrait dire que quelque 50% de toutes les émissions de l'UE seraient couvertes. Le transport routier et le transport maritime restent exclus, bien que ce dernier devrait être inclus ultérieurement. A ce jour, 90% des quotas d'émissions sont accordés gratuitement aux installations industrielles. Cependant, la proposition de révision du SCEQE prévoit une augmentation considérable des ventes aux enchères dès 2013. D'une manière gén&eacut e;rale, le texte estime que près de 60% du nombre total de quotas seront vendus aux enchères en 2013. De plus, la vente aux enchères totale devrait être de rigueur dès 2013 pour le secteur de l'électricité, ce qui devrait conduire à une hausse des prix de l'électricité. Dans d'autres secteurs, les quotas gratuits seront progressivement retirés sur une base annuelle entre 2013 et 2020. Néanmoins, certains secteurs à forte consommation d'énergie pourraient continuer d'obtenir gratuitement tous leurs quotas à long terme, si la Commission identifie "un risque significatif de fuite de carbone", c'est-à-dire un risque de délocalisation dans des pays tiers où les lois relatives à la protection du climat sont moins strictes. Les secteurs concernés par cette mesure n'ont cependant pas encore été identifiés.

Compétitivité

La Commission a accepté qu'il existe un risque de délocalisation des industries à forte consommation d'énergie (phénomène de "fuite de carbone"). Par conséquent, elle a souligné la nécessité de trouver des mesures compensatoires pour les entreprises européennes, en fonction de la conclusion ou non d'un accord international contraignant tous les pays à des mesures similaires d'adaptation au vu des changements climatiques. Toute décision sur d'éventuelles mesures de compensation est reportée par conséquent à 2011. Néanmoins, le paquet de la Commission ajoute que si aucun pacte mondial n'est conclu d'ici là, une sorte de "système de compensation du carbone" sera introduit, soit sous la forme de quotas gratuits supplémentaire s, soit en intégrant les producteurs étrangers de marchandises à forte empreinte de carbone dans le SCEQE pour avoir accès aux marchés européens.

Captage et stockage du carbone : Le paquet de la Commission stipule que le captage et le stockage du carbone est d'une importance particulière pour réduire les émissions. Il s'agit d'une technologie controversée et c'est pourquoi la Commission avait lancé une consultation publique, à laquelle elle a reçu de nombreuses réactions. L'UE investira dans des unités de démonstration pour cette technologie. Les gaz à effet de serre industriels qui n'auront pas pu se répandre dans l'atmosphère grâce à cette technologie seront considérés comme 'non émis' sous le SCEQE. De nouvelles lignes directrices sur les aides d'Etat constitueront le cadre permettant aux pays d'appuyer la protection de l'environnement, en particulier dans le domaine de l'énergie, mais aussi de soutenir le développement de la technologie de captage et de stockage du carbone.

Conseil ECOFIN sur les changements climatiques : Lors de leur réunion du 12 février, les ministres européens des finances ont instamment appelé le Conseil européen de printemps à garantir que les politiques européennes sur les changements climatiques s'inscrivent dans des finances publiques saines et dans une politique de création d'emplois. Le Conseil ECOFIN a déclaré que les ministres préfèrent s'appuyer sur des instruments axés sur le marché comme le SCEQE ou encore les taxes environnementales afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La déclaration du Conseil est basée sur un rapport sur "L'efficacité des instruments économiques pour l'énergie et le c limat" (uniquement en anglais). Le Conseil a souligné que l'objectif à long terme d'une transition vers une économie à faible intensité de carbone doit être cohérent avec les objectifs de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi. Les ministres européens des finances veulent participer au processus de prise de décision en matière de politique de lutte contre les changements climatiques dans tous les cas qui ont des implications budgétaires importantes. Le Conseil ECOFIN a par ailleurs déclaré qu'il entendait laisser les décisions sur la façon d'utiliser les revenus du SCEQE à la discrétion des Etats membres, alors que la Commission propose un système qui assigne au moins des parties importantes de ces revenus aux mesures de réductions des gaz à effet de serre, d'atténuation des changements climatiques et au financement de la recherche dans ce domaine.

Priorités de la Commission pour 2009 : La Commission s'est fixé un objectif de 20% de réductions totales des émissions de CO2, ce qu'elle a à présent confirmé dans sa stratégie politique annuelle pour 2009, qui ne fait toutefois pas référence à des objectifs plus ambitieux. Par contre, la Conférence de l'ONU sur le climat de décembre dernier à Bali est arrivée à un consensus sur le fait qu'il fallait réduire de 25% à 40% des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 si l'on voulait limiter les augmentations des températures à deux degrés au-dessus des niveaux préindustriels. Pour 2009, la Commission se centrera aussi sur l'adoption du SCEQE révis&eacut e; après 2013, qui établit un prix réaliste pour le carbone ainsi qu'un nouveau régime de certification afin de garantir que les biocarburants soient produits de façon écologique et durable et de veiller à une réduction globale des émissions. De plus, la Commission s'est engagée à adopter un nouveau plan d'action sur l'énergie pour la période 2010-2014, même si elle fera preuve de prudence avant d'élaborer de nouvelles propositions législatives sur le marché intérieur de l'énergie. La Commission doit encore formuler d'autres propositions en 2009, parmi lesquelles : les mesures d'adaptation à l'impact des changements climatiques; un suivi sur la consommation durable et une politique industrielle viable; un suivi du rapport de 2008 sur le plan d'action communautaire en faveur de la biodiversité; enfin, une stratégie pour la r& eacute;gion de la mer Baltique.

Justice et affaires intérieures

Contrôle aux frontières extérieures : Lors de la réunion des ministres européens des affaires intérieures fin janvier, ces derniers ont conclu que depuis l'élargissement de la zone Schengen (intervenu le 21 décembre 2007), les contrôles aux frontières extérieures ont été renforcés et des immigrés soupçonnés d'être entrés sur le territoire européen de façon illégale ont été arrêtés. Malgré un contrôle plus strict aux frontières extérieures, le mouvement des immigrés illégaux dans la zone de Schengen semble très élevé. Le 13 février, la Commission a présenté plusieurs communications pour lutter contre l'immigration illégale et le crim e organisé. Ces mesures incluent de nouveaux instruments afin d'améliorer la gestion des frontières moyennant un système d'entrée et de sortie des ressortissants des pays tiers, des systèmes automatisés de contrôle aux frontières et un système d'Electronic Travel Authorization (ETA - autorisation électronique de voyage); la possibilité d'établir un système européen de surveillance aux frontières appelé EUROSUR; et un rôle accru pour FRONTEX (Agence européenne pour la gestion des frontières). Selon le commissaire Frattini, ces mesures devraient faciliter l'entrée des touristes dans l'UE et empêcher les terroristes et les immigrés illégaux d'entrer dans la zone Schengen. Le but est d'arriver à une proposition de législation pour la fin 2009, dont l'application serait effective fin 2013.

Asile

Afin d'arriver à un meilleur contrôle de la circulation des demandeurs d'asile à travers l'UE, les procédures d'asile doivent être harmonisées et les Etats membres doivent démontrer un plus grand sens de la coopération et de la solidarité entre eux pour relever ce défi. En juillet 2008, Franco Frattini, commissaire à la justice, la liberté et la sécurité, présentera un paquet de mesures sur le parachèvement d'un système européen commun d'asile pour 2011.

Priorités de la Commission pour 2009 : Dans la stratégie politique annuelle pour 2009, la Commission présente ses priorités dans le domaine de la justice et des affaires intérieures :

Immigration légale : suivi de la communication sur l'immigration, prévu pour l'été; adoption de la proposition sur l'entrée et le séjour des immigrés légaux, avec des directives spécifiques par secteur ;

Une gestion intégrée des frontières extérieures, entre autres via le développement de FRONTEX; promotion de l'établissement d'EUROSUR; création d'un système d'entrée et de sortie et d'un programme d'enregistrement des voyageurs ;

Politique commune en matière de visas ;

Régime d'asile européen commun : adoption de la deuxième phase du régime d'asile commun; propositions relatives au bureau d'appui européen chargé de la politique d'asile; appui à la solidarité entre Etats membres, soutien et aide aux demandeurs d'asile plutôt qu'une approche de pénalisation.

Elargissement

Accord de stabilisation avec la Serbie : Le gouvernement serbe est divisé quant à la signature d'un accord politique avec l'UE, version 'allégée' de l'Accord de stabilisation et d'association et qui a été proposée à la Serbie par l'UE le 28 janvier dernier, dans une tentative d'appuyer la candidature de Boris Tadic pour les élections présidentielles du 3 février. Selon le premier ministre Kostunica, chef du Parti démocrate de Serbie (DSS), la mission de l'UE au Kosovo rend la signature de l'accord proposé inacceptable car "la proposition de l'UE de signer un accord politique avec la Serbie, alors qu'elle envoie en même temps une mission visant à déchirer le pays est une manœuvre dont le but est de faire en sorte que la Serbie donne son consentement à l'indépendan ce du Kosovo, devenant ainsi le premier Etat à reconnaître indirectement cette indépendance". Le président Tadic, chef du Parti démocrate (DS), toutefois, estime que l'accord peut être signé car il ne fait "aucunement référence au Kosovo".

Indépendance du Kosovo : Lors d'une session parlementaire extraordinaire le 17 février 2008, le Kosovo a déclaré son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Le premier ministre Hashim Taci a lu la déclaration qui stipule que le Kosovo s'engage en faveur de la paix et de la stabilité dans la région et se réjouit d'entretenir de "bonnes relations" avec ses voisins. Par ailleurs, la déclaration stipule que le Kosovo est créé dans la lignée du plan de l'ONU proposé par son envoyé spécial Martti Ahtisaari et elle appelle à l'indépendance du Kosovo sous la supervision d'une présence internationale. Les 109 députés présents lors de la session parlementaire extraordinaire ont voté à main levée. Les 11 parlementaires re stants représentant les minorités ethniques y compris les Serbes étaient absents. La Serbie s'oppose encore et toujours à l'indépendance du Kosovo. Le président serbe Boris Tadic a réagi dans une déclaration où il affirme que Belgrade utilisera tous les moyens "pacifiques, diplomatiques et juridiques " pour annuler la déclaration d'indépendance. Entre-temps, les réactions internationales à la déclaration d'indépendance du Kosovo sont mitigées. L'UE reste divisée et s'est réunie le 18 février dans une tentative d'arriver à une position commune. Le Conseil de sécurité de l'ONU est dans l'impasse, la moitié de ses membres considérant que la déclaration d'indépendance est un acte logique, alors que l'autre la qualifie d'acte illégitime.

Priorités de la Commission pour 2009 : La Commission a également présenté ses priorités pour 2009 dans le domaine de l'élargissement et elle a mis l'accent sur les relations avec les Balkans occidentaux et sur le rôle de l'UE au Kosovo. Malheureusement, elle ne mentionne pas le processus de Barcelone ni les relations Euromed après l'ouverture des discussions sur une Union méditerranéenne.


Affaires extérieures

Liban : Le Parti socialiste européen a apporté son plein soutien à la manifestation organisée à Beyrouth le 14 février dernier pour commémorer l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Les manifestants entendaient également protester contre cet acte de violence.

Priorités de la Commission pour 2009 : La Commission attache une grande importance à l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, en particulier pour l'établissement d'un service européen pour l'action extérieure. Les objectifs (valeurs et normes, comme la démocratie et les droits de l'homme, le travail décent, les normes environnementales, etc.) de la dimension extérieure du modèle social européen inclus dans la stratégie de Lisbonne restent vagues dans le document. Après la communication "Une Europe compétitive dans une économie mondialisée", l'accent a surtout été mis sur le commerce et la compétitivité (Organisation mondiale du commerce et accords de partenariat &eacu te;conomique) et très peu sur la politique de développement. La Commission a omis de mentionner le soutien de l'UE au système multilatéral et la présence de l'UE dans le système de l'ONU.

06.02.2008

Si puedo....... ayudar!

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Le PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol) propose à des étudiants espagnols en Région de venir participer à la campagne des législatives espagnoles et soutenir le chef du gouvernement; José Luis Rodriguez Zapatero.

Faire suivre, merci.

PS: El dato del 1 de febrero no vale!.

Peire



INFORMACION PARA LOS ACTIVISTAS DEl PSE Campana para las Elecciones Generales, 9 de Marzo dei 2008

El Partido Socialista espanol impulsara distintas plataformas ciudadanas de apoyo a José Luis Rodriguez Zapatero durante las proximas elecciones en Espana. Una de esas plataformas, que recibiran la denominacion de Grupos de Apoyo, es "Europa con Zapatero" y estamos preparando varias actividades que tendran lugar durante la campana.

Como actividad principal, dicho Grupo de Apoyo traera a 20 activistas del PES a Madrid durante la ultima semana del periodo electoral para ayudar en la campana de Zapatero. El objetivo sera promover las ideas de Zâpatero acerca de Europa a través de distintas actividades tales como la visita de distintas ciudades de los alrededores de Madrid, asistir a conferencias 0 realizar encuentros con candidates al Parlamento espanoL

INFORMACION y REQUISITOS
:

• Estamos buscando a 20 activistas, que cuenten con un nivel elevado de espanol,. de edad comprendida entre los 18 y 25 anos, y con dedicacion plena a la causa.

• Esta previsto que los activistas lIeguen a Madrid alrededor del dia 26 de febrero.

Las actividades tendran lugar durante la semana y media restante de campana, quedando el sabado 8 (Jornada de Reflexion) y domingo 9 (Dia de las Eleccionesj como dias libres (jEsperamos estar celebrando la victoria el domingo por la noche!). El lunes 10 seria el dia de retorno.

• Los activistas tendrian una dedicacion plena para actividades organizadas desde el Comité Electoral, en directa colaboracion con las Juventudes Sosialistas del PSOE, y estadan radicadas principal mente en Madrid. A grandes rasgos consistirian en actos espedficos de tematica europea, mitines con candidatos, reparto de publicidad en calle, 'puerta a puerta' ... Se prevén desplazamientos a ciudades de provincias limftrofes para colaborar en actos concretos, as, como la participaci6n en un mitin con Zapatero.

• Se proporcionara alojamiento para todas los activistas, probablemente en un Albergue Juvenil, en la Comunidad de Madrid, y también proporcionaremos dietas para comidas y cierta cantidad como ayuda para los billetes de avion.

En conclusion, buseamos activistas europeos. muy motivados, que estén dispuestos a apoyar a Zapatero, y que les guste conocer nuevas personas y lugares. Si eres une de ellos ... iÛNETE A NOsOTROS!

Envia tu CV con tus datos de contacta a
jilopez@psoe.es antes del 1 de Febrero.